La pluie s'嶰rasait en silence contre les vitres sales du train, masquant ?peine la tension qui pesait dans l'air.
Zo?observait son reflet d嶨orm?dans la vitre, son coeur battant plus vite que les rails sous ses pieds.
Chaque goutte semblait une seconde de trop dans un voyage qu'elle n'avait pas choisi.
Elle serrait entre ses doigts une vieille photo ?moiti?froiss嶪.
Dessus, un visage oubli? presque effac?par le temps:
celui d'une femme qui lui ressemblait trop pour 皻re une 彋rang鋨e, mais trop peu pour 皻re famili鋨e.
Sa m鋨e, disait-on. Disparue avant m瘱e que Zo?n'ait appris ?dire son nom.
L'enceinte du train gr廥illa, puis une voix annon蓷:
"Prochain arr皻: Montbrac. Terminus."
Montbrac. Un village ray?des cartes depuis vingt ans.
Pourquoi son p鋨e l'avait-il envoy嶪 ici ? Pourquoi maintenant ?
Et surtout, pourquoi avec cette photo, dans une enveloppe sans mot, sans explication,
sinon cette phrase griffonn嶪 au dos:
"La v廨it?commence l?o?le silence a grandi."